Une nouvelle association est née à Cheverny : "Les amis de Troussay"

L’association « Les amis de Troussay » a été créée le 19 juin 2017 lors d’une assemblée constitutive, déclarée en préfecture le 21 juillet et parue au Journal Officiel le 29 juillet.

Pourquoi une association ?
Le domaine de Troussay, dont Isaure de Sainte-Marie est propriétaire depuis 2015, s’est ouvert encore davan­tage au public, en particulier aux touristes, qui peuvent y résider en chambre d’hôte. Puis l’ouverture de l’espace de vente « Vintage », des spectacles, des expositions artistiques... autant d’efforts de valorisation du château et de son parc, réalisés par Isaure de Sainte-Marie en marge des visites guidées et des nombreuses démarches de communication.

Cette dynamique à laquelle assistent les personnes proches, et plus largement celles qui sont attachées au charme de l’endroit, a suscité l’envie de quelques-unes, sous l’impulsion de Catherine Perroche, de proposer leur aide pour contribuer à la valorisation et à la sauvegarde du château de Troussay et de ses abords. Un apport d’idées et d’énergies en vue d’attirer davantage de public autour d’événements et d’échanges culturels ou d’animations ludiques.

L’aide de l’association peut être de plusieurs natures : accueil, entretien d’espaces, encadrement des animations, organisation d’événements qui seront proposés à Isaure de Sainte-Marie et éventuellement mis en oeuvre par les membres de l’association...
Le Conseil d’administration a été élu lors de l’assemblée générale du 18 septembre. Le Bureau a été constitué dans la foulée...
Dès le premier jour, une quarantaine d’ahérents a rejoint l’association « Les amis de Troussay ».

Adhésion : 10 € par personne - 15 € pour un couple.
Renseignements : « Les amis de Troussay » - 12, route de Troussay - 41700 Cheverny

Tél. 06 76 97 14 36 - catherine.perroche@wanadoo.fr 

La Grenouille - La Grenouille n°37 - Octobre 2017

Brève rencontre solognote

Un jour de printemps, avec sa trogne de vigogne,
Une cigogne se posa sans vergogne
Près d’une grenouille, dans un pré à Cheverny.
Fais attention à ton langage, grenouille
Car cette mère gigogne, toujours à sa besogne,
Se met en rogne, se renfrogne, grogne et cogne
Avec sa pogne si on la traite de carogne
Et d’ivrogne
Parce qu’elle vient de Catalogne
En passant par la Bourgogne.
La cigogne s’adressant alors à la grenouille
Lui tint à peu près ce langage :
« Holà, grenouille, y a t-il près d’ici, pour étancher ma soif,
Une lavogne comme dans les Causses ?
Pour mon dîner, rassure toi, je ne te croquerai pas car tu es l’amie de mon cousin le héron. »
La grenouille, apaisée, s’agenouille alors pour réfléchir et la cigogne poursuit :
« Ne m’embrouille pas avec ta tambouille
Car je ne mange pas de nouilles.
Je préfère des cornouilles ou bien des panouilles Ou encore cette quenouille de maïs que j’aper­çois au loin. »
Et sur ce la cigogne, apparemment pressée, s’envole, laissant la grenouille encore toute pan­toise de cette rencontre inattendue.

Le Héron

La Grenouille n°35 - Avril 2017

Le Yoga, c'est parti !

Les courchois et les che­vernois vont désormais pouvoir s’adonner à la pratique du yoga, et ce, dès le mois d’avril.

Pascaline Blaise, Jacqueline Vasselet
et Agnès Brouillard.
Ainsi que La Grenouille l’évoquait dans son numéro précé­dent, la constitution d’une association étant nécessaire pour la mise en route de cette activité, c’est donc courant mars que la nouvelle section de l’Étoile Sportive de Cheverny et Cour- Cheverny (ESCCC) a été créée.
Le bureau de l’association est ainsi constitué :
- Présidente : Pascaline Blaise
- Trésorière : Agnès Brouillard
- Secrétaire : Jacqueline Vacelet.
Les cours prodigués par Danielle Bezard seront dispensés à partir du jeudi 26 avril (dès la rentrée des vacances de Pâques).
Horaires des séances : le jeudi de 10 h 30 à 11 h 45 et le vendredi de 18 h 15 à 19 h 30 à la salle de danse de Cheverny (face à la salle des fêtes).
Renseignements et/ou inscriptions auprès de la présidente :
Pascaline Blaise : 06 74 51 83 52

pascalineblaise41@orange.fr

Actualité littéraire courchoise sur Radio Courtoisie



Après la parution de son premier livre « Maxime, l’enfant trahi » (1), Chantal Rigny vient d’éditer une suite : « Rendez-vous avec la justice ».

Le livre est sorti en novembre der­nier et a déjà fait l’objet de plu­sieurs séances de dédicaces. Le 6 décembre, Patricia Jollivet, qui co-anime une émission culturelle mensuelle sur Radio Courtoisie, avait invité Chantal Rigny dans les studios parisiens de la radio pour annoncer, non seulement la sortie de ce second livre, mais aussi d’un autre ouvrage, « La maison des édelweiss », qui n’est pas en rela­tion avec les deux premiers tomes de la saga en cours... « La maison des édelweiss » est chronologi­quement le tout premier roman de Chantal Rigny, qui n’avait pas été publié jusqu’ici. C’est donc mainte­nant chose faite.
Ces deux nouveaux ouvrages sont disponibles au magasin « Harmonie » de Cour-Cheverny.
Patricia Jollivet co-présente, avec Françoise Icart, une émis­sion culturelle en direct, chaque premier mardi du mois, de 12 h à 13 h 30, sur les ondes de Radio Courtoisie.
Le périmètre de diffusion concerne Paris et la Région parisienne, ainsi que plusieurs villes de France (Lyon, Caen, Cherbourg, Lille, Le Mans...), mais ne couvre pas le Loir-et-Cher. Heureusement, nous avons la possibilité de capter Radio Courtoisie via internet.

Après la parution de son premier livre « Maxime, l’enfant trahi » (1), Chantal Rigny vient d’éditer une suite : « Rendez-vous avec la justice ».

Le livre est sorti en novembre der­nier et a déjà fait l’objet de plu­sieurs séances de dédicaces. Le 6 décembre, Patricia Jollivet, qui co-anime une émission culturelle mensuelle sur Radio Courtoisie, avait invité Chantal Rigny dans les studios parisiens de la radio pour annoncer, non seulement la sortie de ce second livre, mais aussi d’un autre ouvrage, « La maison des édelweiss », qui n’est pas en rela­tion avec les deux premiers tomes de la saga en cours... « La maison des édelweiss » est chronologi­quement le tout premier roman de Chantal Rigny, qui n’avait pas été publié jusqu’ici. C’est donc mainte­nant chose faite.
Ces deux nouveaux ouvrages sont disponibles au magasin « Harmonie » de Cour-Cheverny.

Chantal Rigny et Patricia Jollivet
Patricia Jollivet co-présente, avec Françoise Icart, une émis­sion culturelle en direct, chaque premier mardi du mois, de 12 h à 13 h 30, sur les ondes de Radio Courtoisie.
Le périmètre de diffusion concerne Paris et la Région parisienne, ainsi que plusieurs villes de France (Lyon, Caen, Cherbourg, Lille, Le Mans...), mais ne couvre pas le Loir-et-Cher. Heureusement, nous avons la possibilité de capter Radio Courtoisie via internet.

(1) Voir «La Grenouille» n° 32 de juillet 2016

La Grenouille n° 34 - Janvier 2017




Bienvenue aux Dégourdiscs !

Antoine Fiolleau (résident de Cour-Cheverny) et Jérôme Legrand (résident de Cormeray), 2 joueurs d'Ultimate Frisbee des Freezgoriphyks de Blois évoluant au niveau national ont décidé de créer un club loisir destiné aux enfants de 6 à 14 ans, afin de faire découvrir ce sport aux jeunes des environs.

Le club n’a pas pu s’ouvrir à Cour-Cheverny car le gymnase est trop occupé. Il a donc dû le faire à Cormeray, le gymnase intercommunal étant encore disponible... Le public visé est donc celui des jeunes des communes de Cormeray, Chitenay, Cellettes, Seur, et celles alentours, notamment Cheverny et Cour-Cheverny. Ce club ne fait concurrence à aucun autre car c’est le seul dans ce sport en Sud Loire.

L’Ultimate est un sport montant, apparu en France au début des années 80, agréé « Jeunesse et Sport » depuis quelques années. Il apparait de plus en plus dans les établissements scolaires pour ses valeurs de respect et son auto-arbitrage.

C’est un sport collectif mixte, alliant endurance, technicité, esprit d’équipe et fair-play. Il se joue avec un frisbee (ou disque), en équipe de 5 ou 7 et peut se jouer sur herbe, en salle ou sur la plage.

Les séances auront lieu au nouveau gymnase du Val du Beuvron à Chitenay les mercredis après-midi de 14 h à 16 h.

Pour plus d’informations sur le club des Dégourdiscs, contacter Antoine Fiolleau
Tél. 06 49 14 59 90 
Email : degourdiscs@gmail.com
Pour plus d’informations sur l’Ultimate Frisbee :
• Site de la Fédération Française de Flying Disc : www.ffdf.fr
• Et le site du club de l’ASPTT Blois : www.freezgo.com


La Grenouille n°33 - Octobre 2016

Stéphane Genin : profession "piqueux"

Stéphane Genin est le nouveau Piqueux (variante orthographique de Piqueur en vénerie) de l’équipage du château de Cheverny.
Stéphane Genin

Il est arrivé en mars dernier et remplace « Vol au vent » parti vers d’autres horizons. Il a conservé son nom de vénerie « Daguet », nom qu’il portait lorsqu’il était en fonction auprès de l’équipage « Pic Hardy Gascogne » en Gironde où il est resté 11 ans. Doté d’une bonne expérience, il est venu à exercer ce métier pour être en contact avec la nature (il a été garde-chasse initialement) et les chiens. Il faut effective­ment aimer les chiens pour prendre en charge une meute de 120 chiens (actuellement à Cheverny) *. Mais il ne suffit pas d’aimer les chiens car la chasse à cour demande aussi d’être organisé, maître de soi et endu­rant. Outre la prise en charge de la meute - soins, nourriture, entretien du chenil – le piqueux est responsable de l’organisation de la chasse et doit veiller à ce que les chiens suivent l’animal chassé (exclusivement le cerf à Cheverny) et restent ensemble. Si pendant une chasse d’une durée moyenne de 5 à 6 heures, les chiens parcourent une cinquan­taine de km, le piqueux, lui, en parcourt 2 ou 3 fois plus à cheval. Il dispose de 4 chevaux pour assurer en saison 2 chasses par semaine, soit au total 60 à 70 chasses dans l’année. Il envisage, en saison, une chasse d’entaînement le jeudi pour les jeunes chiens.
En dehors de la période de chasse, il sort les chiens dans le parc forestier du château en les accompagnant la plupart du temps à vélo... Souhaitons à « Daguet » une bonne intégration au sein de l’équipage de Cheverny.


* Voir La Grenouille n° 16 de juillet 2012

Le Héron - La Grenouille n°32 - Juillet 2016 

Chantal Rigny, le voyage de la lecture vers l'écriture

Quand Chantal Rigny nous dit qu’elle est arrivée à l’écriture par hasard, c’est une ellipse...
Chantal Rigny
Elle s’est nourrie de lecture toute sa vie, alors, un jour, quand cette nourriture lui a manqué, n’ayant pas pu assouvir sa faim lors d’un voyage sans la compagnie d’un livre, elle décide d’en écrire un.
Il lui fallait donc un élément déclencheur, un petit trait d’union qui lui a permis de basculer du statut de lectrice à celui d’auteur.


« Maxime, l’enfant trahi » (1) est un roman à suspense qui fonctionne comme un jeu de pistes.

Le thème : En arrivant au petit déjeuner, Maxime, qui vient d’obtenir brillamment son baccalauréat, lit ce petit mot :
« Ne quitte pas le manoir ce matin. J’ai un rendez-vous important, je reviens immédiatement après ; je veux t’aider à comprendre ce qui te perturbe depuis quelque temps. Nous allons en parler ensemble. Attends-moi avant de faire quoi que ce soit. Papa.»
Mais son père ne reviendra pas et Maxime va mener sa quête à la recherche de réponses à ses questions.

Le livre est en vente
au magasin "Harmonie"
de Cour-Cheverny
Chantal Rigny avait 5 ans quand elle est arrivée à Cour-Cheverny (2). Après un court passage à Cheverny, elle est retournée vivre à Cour- Cheverny. Autant dire que le dépaysement a été limité. C’est son ima­gination qui n’a pas cessé de voyager. Chantal nous livre son premier
roman, mais ne va pas s’arrêter en si bon chemin puisque c’est une saga qu’elle entreprend d’écrire. Pourtant, Chantal tient à ce que cha­cun de ses livres se suffise à lui-même : pas d’histoires à suivre !

(1) Editions du Clos des Sablons - Mai 2016 - Prix :15 e - edisablons@gmail.com

(2) Chantal Rigny a un fort ancrage à Cheverny/Cour-Cheverny. Son père a été conseiller municipal à Cheverny et sous-chef de La Lyre. Elle a aujourd’hui 2 enfants et 3 petits enfants (sans oublier un mari bien connu des indigènes et assimilés de nos 2 villages).







La Grenouille n°32 - Juillet 2016

La Garzette du Golf de Cheverny

L’Aigrette Garzette, la petite nouvelle de « La Grenouille »
L'aigrette Garzette
Devant sa page blanche est inquiète.
Réussira-t-elle le premier swing (1 ) ?
Lancera-t-elle le drive (2) assez loin ?
Pas de gratte, ni de tops ?
Ne pas bousculer l’étiquette, ni changer les codes !
Difficile challenge que d’atteindre le green.
Sur le Fairway (3), près d’un « obstacle » d’eau,
L’oeil vigilant, elle observe ;
Silencieuse, elle écoute et lisse sa plume !
Soudain un flop, elle s’étonne
Ah ! qui me dérange ainsi ?
Une sorte d’oeuf est tombé près d’elle...
Une équipe de golfeurs approche.
Quel tapage, se dit-elle !
Pourtant l’on doit faire silence sur le parcours !
Ils gesticulent, discutent, s’esclaffent,
Et tiennent une sorte de perche prolongée par...
Non ! Ce n’est pas possible ? une « cuillère à nouilles » !
Quelle idée ! Dans quel but ?
À son grand étonnement,
Quelques secondes plus tard, elle comprend.
"Cuillère à nouilles"
La « fine équipe » sort de l’eau, avec une grande facilité, l’oeuf...
Enfin la balle ! Soyons sérieux,
Nous sommes sur le golf de Cheverny
Drôle d’équipe !
Alors sans chichi, ni tralala
Notre Aigrette Garzette l’appela
L’équipe de la
« Cuillère à nouilles »
Vivons en paix.

(1) Mouvement du joueur pour frapper la balle.
(2) Coup puissant (sur le départ d’un trou du parcours).
(3) Secteur d’un parcours de golf situé entre un départ et un green.

À suivre...

L’Aigrette Garzette - La Grenouille n°31 - Avril 2016

FANANTENANA

Association Courchoise en aide aux enfants de Madagascar
La Grenouille a rencontré Raymond Manceau, courchois, créateur et tréso­rier de cette association au service des enfants de Madagascar et de leurs familles avec le concours de Didier Delobelle, président de l’association.

Une aventure familiale
Le grand-père de Raymond Manceau était médecin colonial à Madagascar à la fin du 19e siècle et y épousa une malgache. Son père, né là-bas, vint faire son service militaire et se maria en France, mais retourna ensuite dans son pays natal comme ingénieur des Eaux et Forêts. Raymond est né dans cette colonie française devenue indépendante en 1960, et y a vécu jusqu’à 5 ans, quand sa famille est revenue vivre en métropole.
Raymond a donc vécu essentiellement en France et, à une certaine époque, il décida de partir à la recherche de ses origines familiales, d’abord en France puis sur place à Madagascar. De nombreux contacts lui permirent de concrétiser ses recherches et même d’honorer le sou­venir de son père en lui offrant une sépulture dans son village natal.

Les débuts d’une mission humanitaire
Cette démarche occasionna de nombreuses rencontres, en particulier avec les soeurs franciscaines missionnaires de Marie, qui oeuvrent sur place auprès des enfants, notamment dans des dispensaires. Madagascar est un des 5 pays les plus pauvres du monde et Raymond et Franciane, son épouse, témoins de l’immense besoin d’aide huma­nitaire de ces populations, particulièrement les enfants, se sont rapide­ment investis auprès d’eux.
C’est ainsi qu’ils commencèrent en 2004 à oeuvrer concrètement sur le terrain sous diverses formes, à l’occasion de nombreux voyages sur place. Cette action humanitaire individuelle s’est petit à petit structurée et les a conduits à créer en 2013 l’association Fanantenana (qui signifie « espoir » en malgache) domiciliée à Cour-Cheverny et qui compte aujourd’hui une cinquantaine d’adhérents (quelques-uns de nos com­munes, les autres venant de toute la France).

Une action très ciblée : école et santé
Une école de Madagascar
L’activité de l’association se concentre sur une zone très précise, à Morondava, sur la côte du Canal du Mozambique, 700 km à l’ouest de Tananarive. Elle consiste essentiellement à réunir et mettre en place des fonds (les cotisations et dons des adhérents) pour financer :
« l’écolage », c’est-à-dire la scolarité des enfants, depuis la maternelle jusqu’à la terminale, voire au-delà. Il faut savoir qu’à Madagascar, 90 % des écoles sont privées et sont les seules à produire un enseignement de qualité. Une année de scolarité coûte 90 euros, le salaire journalier d’un ouvrier étant d’environ 1,50 € (un litre d’essence coûte 1,20 €).
- un « contrat santé », pour 20 € par an (médecin, analyses, médica­ments, dentiste, lunettes, etc).
L’aide de l’association est très ciblée et chaque adhérent peut, s’il le souhaite, consacrer ses dons à un seul enfant. Cette organisation permet de s’assurer que les dons sont effectivement utilisés selon les besoins définis, sans possibilité d’être dépensés ou dilapidés ailleurs.
La mise en place de ces contrats exige un travail important pour cibler les besoins, agir auprès des familles et des intervenants locaux, et contrôler ensuite ces actions personnalisées.
L’association agit ainsi auprès d’une quarantaine d’enfants. Les dons des adhérents permettent aussi de financer des actions plus spécifiques : chirurgie auprès d’enfants souffrant de malnutrition, nés avec des mal­formations, ou victimes de brûlures. L’association participe également à la mise en place de pompes à eau, ou de microcrédits pour aider le démarrage d’activités professionnelles.
Chaque année, Raymond et son épouse passent 5 semaines (à leurs frais) auprès de ces populations pour mettre en place tout ce dispositif et en contrôler les résultats obtenus, ce qui les motive pour continuer leur action.

Fanantenana
Joli nom, plein d’espoir, pour cette association qui ne cherche pas à développer son champ d’action et reste concentrée sur des actions très ciblées. Avec des moyens modestes, mais des objectifs très précis, le tra­vail et la générosité des adhérents (on peut donner ce qu’on veut, même de petites sommes) permettent de changer le destin de ces enfants.

Renseignements : 
Raymond Manceau : 22, clos de la Borderie à Cour-Cheverny. 
Tél. 02 54 79 94 62 
Email : pape2@wanadoo.fr


Le Triton - La Grenouille n°31 - Avril 2016

Association des Sauveteurs Secouristes de Sologne

L’association compte à ce jour plus de 40 membres dont : 1 médecin, 1 pharmacienne, 1 préparatrice en pharmacie, 2 infirmières, 2 aides soignantes, 2 formateurs de formateurs (instructeurs) et 6 formateurs (moniteurs). 

Tous les secouristes sont bénévoles et donnent de leur temps pour assurer les premiers secours à toute personne malade ou blessée lors des dispositifs prévisionnels de secours. Ils sont tous formés aux premiers secours en équipe de niveau 2 et ont suivi une formation aux premiers secours sociopsychologiques. 

Leurs motivations : secourir et préserver 
L’association assure des dispositifs prévisionnels de secours (pour des concerts, des manifestations sportives et culturelles, des expositions recevant du public, des rassemblements de personnes et à la demande d’autorités, de mairies...). 
Elle possède 4 véhicules de premiers secours à personnes dont 3 ambulances aux normes réglementaires pour permettre d’assurer les dispositifs prévisionnels de secours et sur convention avec la préfecture, le SAMU 41, le SDIS et notre organisation, d’effectuer les évacuations vers les milieux hospitaliers de malades ou de blessés. 

L’association organise des formations : 
  • PSC1 (premiers secours civiques de niveau 1 pour le grand public) 
  • PSE1 (premiers secours en équipe de niveau 1) 
  • PSE2 (premiers secours en équipe de niveau 2) 
  • Chef d’équipe (pour encadrer des secouristes sur les dispositifs de secours) 
  • Formateur (pour intervenir sur des formations) 
  • Premiers secours socio-psychologiques (pour venir en aide aux personnes en détresse psychique). Intervention également dans les écoles sur la prévention des accidents domestiques. 

En 2015, l’association a participé à un plan rouge sur la A85 entre Vierzon et Romorantin, opération organisée par la préfecture de Loiret- Cher ; les secouristes ont travaillé aux côtés des sapeurs-pompiers, du SAMU, de la gendarmerie. 

Agréée par la sécurité civile, l’association des sauveteurs-secouristes de Sologne est affiliée à la Fédération Française de Sauvetage et de Secourisme, organisme de protection civile fondé en 1899, et dépend du comité départemental 41 FFSS. 

Président : Gérald Marchand - 47 Route de Romorantin 41700 Cour-Cheverny 
Tél : 02 54 79 27 63 - 06 87 82 79 33 
Association : contact@sss41.fr 
Opérationnel : sss41operationnel@sss41.fr 
Formation : formation@sss41.fr 
Site internet : ffss41.fr

Voir aussi à la rubrique Association du blog : Sauveteurs Secouristes de Sologne

La Grenouille n° 30 - Janvier 2016


Janvier 2017

L’Association des Sauveteurs Secouristes de Sologne

Créée en mai 2005, l’association des Sauveteurs-secouristes de Sologne compte à ce jour une quarantaine de membres et secouristes actifs qui sont tous formés aux premiers secours en équipe et une grande partie formés aux premiers secours socio-psychologiques.

Les missions
Rappelons que l’association a notamment pour but la mise en place de dispositifs prévisionnels de secours par la mise à disposition d’équipes de secouristes dans le cadre de rassemblements de personnes, organisations sportives, culturelles... Ces dispositifs préventifs de secours sont mis en place à la demande d’organisateurs et sur de­mandes d’autorités communales ou de la préfec­ture. Ces activités se déploient sur le Loir-et-Cher ou en renfort sur d’autres départements. L’opéra­tionnel, pour l’association, est l’un des deux prin­cipaux axes d’activités avec le secteur formation.

Un parc de véhicules aux normes réglemen­taires dont un nouveau véhicule tout terrain
L’association a signé une convention en quadri­partie avec le SAMU, la préfecture et le SDIS (1) pour le transport de malades ou de blessés vers un milieu hospitalier. Elle dispose pour mener à bien cette mission opérationnelle de 4 véhicules de premiers secours, dont 3 ambulances et elle s’est dotée récemment d’un nouveau véhicule lé­ger tout terrain. Ce véhicule est une « mule Pola­ris » version longue : il a 4 roues motrices , ne me­sure que 1,50 mètre de large et porte un brancard (du même type que celui des ambulances). Ces caractéristiques permettent un accès aux zones où les véhicules tout terrain conventionnels sont à la peine (bois ou forêts, zones inondables, etc.). Équipé d’une radio « SAMU », cet engin de secours permet ainsi de porter assistance à des chasseurs, bûcherons, promeneurs...
L’association recherche des personnes volon­taires pour renforcer ses équipes. Les formations nécessaires aux activités sont offertes à toute per­sonne qui souhaite aider les bénévoles pour les missions de secours à personnes.

(1) Service départemental d’incendie et de secours

Contact et renseignements :
le président : Gérald Marchand
Tél. 06 87 82 79 33 et 02 54 79 27 63
g.marchand-2000@wanadoo.fr


La Grenouille n°34 - Janvier 2017

La Borde, source d'Inspiration

À l’occasion de la parution du livre « Jouer à La Borde - Théâtre en psychiatrie », La Grenouille est allée à la rencontre de son auteur, Henri Cachia, comédien lillois. 

Comment vous est venue l’idée de réaliser ce livre ? 

HC : L’idée d’aller à La Borde s’est imposée à moi après avoir vu le très beau film de Nicolas Philibert « La Moindre des choses » (1996), mais sans l’intention alors de faire un livre sur ce sujet. 
C’est seulement après avoir vécu trois mois dans ce lieu mythique, pensionnaire parmi les pensionnaires, et participé avec la population labordienne à la création théâtrale « Qui va là-bas ? », le 15 août 2007, qu’il m’a semblé intéressant de faire savoir à l’extérieur, ce que la clinique de La Borde accorde comme intérêt à tout ce qui est artistique. 
En effet, à La Borde, de juin à fin août, j’ai vu que tout ou presque tournait autour de la préparation du spectacle. Que ce soit l’atelier « Extravagance » pour la création des costumes, la construction de la scène spécialement conçue et réalisée pour ce spectacle, et seulement pour celui-ci, la musique et les lectures à la chapelle et sous l’apatam (1). Et bien sûr les répétitions, en plusieurs groupes répartis dans les différents lieux comme la salle de spectacle, la rotonde, le grand salon, et également à l’extérieur. 
Toutes les équipes, à La Borde, sont constituées indifféremment de pensionnaires, de moniteurs et de médecins. 
À noter qu’il s’agissait d’un montage de 4 textes : « De la chaire au trône » d’Amadou Koné, dans lequel j’ai joué le rôle du voyageur, « Le voyage de Monsieur Perrichon » de Labiche, « Retour au désert » de Bernard-Marie Koltès, « Mercier et Camier » de Beckett. Le spectacle était ponctué entre les textes par une chorégraphie intitulée « Les valises », figurant le voyage. 
Il s’agit donc d’un répertoire varié, certains textes pouvant être classés comme « difficiles », d’autres comme « distrayants ». 

Qu’avez-vous retiré de cette expérience ? 
HC : Qu’une vie communautaire entre des êtres humains aux pathologies très différentes est rendue possible à condition de rester vivant à chaque instant, pour que ça ne « rouille » pas. Vie communautaire ou solitaire d’ailleurs, si tel est le désir du moment de l’un ou de l’autre. Dans cette vaste propriété, bien qu’il y ait beaucoup de monde, il reste possible de s’isoler si on en ressent le besoin. 
« Être seul sans être exilé, être en compagnie des autres sans y être contraint, passer d’un espace à l’autre sans en être empêché, retrouver son propre rythme vital, c’est ce que permet un endroit comme La Borde », (extrait de la préface de Yannick Oury-Pulliero). 

Quel a été votre fil conducteur dans cette écriture ? HC : 
Je souhaitais relater mon expérience théâtrale et présenter parallèlement la clinique de La Borde au quotidien. En essayant de me mettre dans la tête de quelqu’un qui ne connaîtrait pas du tout celle-ci, afin de présenter la quintessence et la spécificité de cette aventure. 
Je n’ai pas fait le compte exact du temps passé à l’écriture de l’ouvrage final, mais cela se compte en années... Il y a eu trois moutures, donc trois réécritures, avant d’aboutir à ce qu’un éditeur accepte de le publier… 
La difficulté venait sans doute du fait que, dans mes premiers écrits, je ne parvenais pas à trouver le bon équilibre entre présentation de La Borde et expérience théâtrale. J’espère y être parvenu dans cette dernière version qui paraît aujourd’hui… 
Je me suis même aussi demandé à un moment si ce n’était pas encore un livre de plus (et de trop… ?) sur La Borde, puisque celle-ci a fait l’objet de films, d’émissions de radios et de nombreux livres écrits sur ce lieu, par Jean Oury bien sûr, mais aussi par de nombreux autres auteurs. 

Si vous deviez résumer votre ouvrage ? HC : 
Ce livre, je le qualifierais d’essai-témoignage sur tout ce que cette clinique consacre à la création artistique sur la durée, du point de vue d’un pensionnaire, car à La Borde il ne s’agit pas d’ateliers occupationnels comme on en rencontre souvent. La parole y est aussi donnée aux pensionnaires qui s’expriment dans « Les nouvelles labordiennes » par un effort d’écriture, « car il faut un peu de courage pour écrire » comme le signale l’un d’entre eux.

S’ajoutent au témoignage de l’auteur les magnifiques portraits de pensionnaires réalisés par René Caussanel. 
Peintre-dessinateur résidant en Aveyron, René Caussanel a accepté de participer à ce projet avec 32 dessins réalisés lors de son long séjour à La Borde. 
Écriture, théâtre et dessin sont donc très présents dans cet ouvrage. 
En 2009, pendant dix jours, Henri Cachia a de nouveau séjourné à La Borde, pour travailler avec Yannick Oury-Pulliero sur l’historique de la naissance de La Borde. 
Ce livre est pour le lecteur une belle façon de découvrir l’univers de La Borde au quotidien. 

Le Triton « Jouer à La Borde - Théâtre en psychiatrie » - Henri Cachia. Préface de Yannick Oury-Pulliero – Dessins de René Caussanel Les éditions libertaires - 2015 (1) Apatam : construction légère formée d’un toit fait de végétaux soutenu par des piquets (source Wikipédia). Cela renvoie à l’association Laborde-ivoire. Après avoir travaillé à La Borde, un infirmier africain a ouvert un dispensaire en Côte d’Ivoire, dans l’esprit « labordien ».  

Le Triton - La Grenouille n° 30 - janvier 2016